Mardi 11 novembre 2008
2
11
/11
/2008
15:45
La mort n'est rien.
Je suis juste passé dans la pièce d'à côté.
Je suis moi et vous
êtes vous.
Ce que nous étions les
uns pour les autres, nous le sommes toujours.
Donnez moi le nom que
vous m'avez toujours donné.
Parlez moi comme vous
l'avez toujours fait et n'employez pas de ton différent.
Ne prenez pas un ton
solennel ou triste.
Continuez à rire de ce
qui nous faisait rire ensemble.
Priez, souriez, pensez
à moi.
Que mon nom soit
prononcé comme il l'a toujours été, sans emphase d'aucune sorte, sans trace d'ombre.
La vie signifie tout ce
qu'elle a toujours signifié.
Elle est ce qu'elle a toujours été, et le fil n'est pas coupé.
Pourquoi serais-je hors
de votre pensée, simplement parce qe je suis à côté ?
Je vous attends, je ne
suis pas loin, juste de l'autre côté du chemin, vous voyez, tout est bien.
Charles PEGUY
Par Bleuette Maire
-
Publié dans : Poèmes, beaux textes....
0
-
Recommander
Mardi 11 novembre 2008
2
11
/11
/2008
14:05
Je t'aime petit père
Petit père s'en est allé
Rejoindre ses bien-aimés
Le visage illuminé
Par la joie de les retrouver
Je lui souhaite bonne route
Que puisse s'effacer en lui ses doutes
Le grand livre de notre histoire
Se referme ce soir
Emportant tous nos secrets
Nos toujours et nos jamais
Je t'aime petit père
Même s'il est un peu tard
Mais là, dans ta nouvelle sphère
Il n'y a plus de fard
Je sais que tu sais
Et tu sais que je sais
Adieu petit père
Pour toi, plus de misères
Te voila dans la Lumière.
Texte et poème de notre adhérente, Catherine
Une lycéenne de 17 ans vient de mettre fin à ses jours suite au harcèlement d'autres adolescents de son entourage.
"Ma fille qui la connaissait de vue est encore sous le choc de cette terrible nouvelle".
Je souhaite marquer, par ces quelques lignes, cet évènement tragique qui vient de détruire à tout jamais la vie de sa famille.
Ces quelques mots
En guise de cadeau
Pour vous chers parents
Qui sombrez dans le tourment
Vous venez de perdre votre enfant
Vous le savez
Plus rien ne sera comme avant
Telle devait être votre destinée
Nul ne pourra jamais vous consoler
Ni remplacer cet être charmant
Votre petite poupée
Aurait fêté ses 17 printemps
Dans quelques jours seulement
Elle en a choisi autrement
En mettant fin au harcèlement
Dont elle était la pauvre victime
Elle ne laissait rien paraître
Pas même un pleur infime
Oh chers parents
Quel moment d'égarement
Pour cet enfant Encore adolescent
Quel déchirement
De devoir lui dire Adieu
Après ce geste odieux
Près de vous par le coeur
Il ne nous reste qu'à inonder de prières
Et de divines lumières
Votre famille et vos proches
Pour tenter d'adoucir
Ces cruels reproches
Que nul d'entre nous ne pourra un jour guérir.
|
Par Bleuette Maire
-
Publié dans : Poèmes, beaux textes....
1
-
Recommander
Derniers Commentaires