Notre but...

MIRABILIS, créée depuis le 20 décembre 2005 sous le n° 0273010262, est une association philosophique et culturelle (Loi 1901) dont le but selon ses statuts officiels est d’apporter une aide morale et désintéressée aux personnes en souffrance après un décès, une maladie ou tout autre épreuve, et de favoriser et d’organiser des rencontres avec des personnalités de diverses conceptions, tant spirituelles que scientifiques.

L'Association MIRABILIS est neutre et libre de toute idéologie ou dogmatisme.

L’Association MIRABILIS accueille également celles et ceux qui, en questionnement, cherchent une autre dimension plus spirituelle à donner à leur vie présente.

Qui sommes-nous ?

L'idée de créer cette association est l'aboutissement d'un cheminement de plusieurs années de recherche et de réflexion sur le sens de la vie, suivi d'une profonde mutation. Au cours de notre vie familiale et professionnelle, nous avons dû remettre en question certains de nos repères, voire les abandonner.
En septembre 2004, nous quittions la région parisienne pour nous installer dans la vallée de l'Eure, à 25 kms d'EVREUX.
Au fil des mois, nous avons été inspirés et guidés dans la création de MIRABILIS, association qui a vu le jour fin 2005.
 

 "Saisis la main que je te tends
   et aie confiance"
 Nicole H.

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NOTRE OBJECTIF

L’Association MIRABILIS convie des conférenciers qui s’expriment sur la survivance de l’âme, la médiumnité, le magnétisme,… soit en tant qu’écrivains et chercheurs, soit en tant que témoins d’expériences personnelles. Les intervenants viennent parler de leur expérience avec sincérité et humilité. Leur but est de permettre aux personnes en souffrance qui traversent une période difficile de leur vie de les aider dans leur besoin de recherche et de réflexion.


Les conférences se tiennent à EVREUX (Eure), éventuellement à VERNON.


Des tables rondes sont organisées à la demande des adhérent(e)s de Mirabilis, dans le but d’échanger, de s’entraider...

Une bibliothèque d'ordre spirituel  est à la disposition des adhérents gracieusement (voir la liste des livres et DVD ci-contre)

Notre objectif est de permettre à chacun grâce aux conférences - que nous diversifions afin que chacun puisse y puiser ce qui lui convient pour évoluer sur SON chemin -,  aux rencontres, aux ateliers, aux témoignages et aux échanges - de nourrir sa réflexion sur le sens profond de sa vie terrestre parfois jalonnée de terribles épreuves et ainsi, de donner une autre dimension plus spirituelle à sa réalité quotidienne ainsi qu’à son existence englobant son étape dite ultime qu’est la mort.
   


http://www.chezmirabilis.com

Lundi 17 novembre 2008 1 17 /11 /2008 15:18


Que se passe-t-il après la mort ?
Est-ce que la vie se poursuit sous une autre forme ?
Où allons-nous et sommes-nous accompagnés dans ce grand voyage ?
La vie sur Terre est-elle différente de la vie dans l’Au-delà ?
La mort est-elle synonyme de tristesse, vide ou fin ou après sa traversée serait-elle plutôt : joie, plénitude et continuité ?
Que de questions....


Le texte qui suit correspond à la pensée du mouvement Jonathan Pierres Vivantes :

Supplique à notre famille, à nos amis

1 an, 2 ans, 5 ans, 10 ans, 20 ans même nous séparent du départ de notre enfant et nous, parents en deuil, avons besoin des autres.
Bien que nous ne soyons pas faciles à vivre, nous aimerions rencontrer de la compréhension dans notre entourage ; nous avons besoin de soutien.
Voici, tirés de la lettre des Amis Compatissants du Québec, quelques-uns de nos souhaits :

  • Nous aimerions que vous n'ayez pas de réserve à prononcer le nom de notre enfant mort, à nous parler de lui. Il a vécu, il est important encore pour nous ; nous avons besoin d'entendre son nom et de parler de lui ; alors, ne détournez pas la conversation. Cela nous serait doux, cela nous ferait sentir sa mystérieuse présence.
  • Si nous sommes émus, que les larmes nous inondent le visage quand vous évoquez son souvenir, soyez sûr que ce n'est pas parce que vous nous avez blessés. C'est sa mort qui nous fait pleurer, il nous manque ! Merci à vous de nous avoir permis de pleurer, car, chaque fois, notre cœur guérit un peu plus.
  • Nous aimerions que vous n'essayiez pas d'oublier notre enfant, d'en effacer le souvenir chez vous en éliminant sa photo, ses dessins et autres cadeaux qu'il vous a faits. Pour nous ce serait le faire mourir une seconde fois.
  • Être parent en deuil n'est pas contagieux ; ne vous éloignez pas de nous.
  • Nous aimerions que vous sachiez que la perte d'un enfant est différente de toutes les autres pertes ; c'est la pire des tragédies. Ne la comparez pas à la perte d'un parent, d'un conjoint ou d'un animal.
  • Ne comptez pas que dans un an nous serons guéris ; nous ne serons jamais, ni ex-mère, ni ex-père de notre enfant décédé, ni guéri. Nous apprendrons à survivre à sa mort et à revivre malgré ou avec son absence.
  • Nous aurons des hauts et des bas. Ne croyez pas trop vite que notre deuil est fini ou au contraire que nous avons besoin de soins psychiatriques.
  • Ne nous proposez ni médicaments ni alcool ; ce ne sont que des béquilles temporaires. Le seul moyen de traverser un deuil, c'est de le vivre. Il faut accepter de souffrir avant de guérir.
  • Nous espérons que vous admettrez nos réactions physiques dans le deuil. Peut-être allons-nous prendre ou perdre un peu de poids, dormir comme une marmotte ou devenir insomniaques. Le deuil rend vulnérable, sujet aux maladies et aux accidents.
  • Sachez, aussi, que tout ce que nous faisons et que vous trouvez un peu fou est tout à fait normal pendant un deuil ; la dépression, la colère, la culpabilité, la frustration, le désespoir et la remise en question des croyances et des valeurs fondamentales sont des étapes du deuil d'un enfant. Essayez de nous accepter dans l'état où nous sommes momentanément sans vous froisser.
  • Il est normal que la mort d'un enfant remette en question nos valeurs et nos croyances. Laisse-nous remettre notre religion en question et retrouver une nouvelle harmonie avec celle-ci sans nous culpabiliser.
  • Nous aimerions que vous compreniez que le deuil transforme une personne. Nous ne serons plus celle ou celui que noue étions avant la mort de notre enfant et nous ne le serons plus jamais. Si vous attendez que nous revenions comme avant vous serez toujours frustré. Nous devenons des personnes nouvelles avec de nouvelles valeurs, de nouveaux rêves, de nouvelles aspirations et de nouvelles croyances. Nous vous en prions, efforcez-vous de refaire connaissance avec nous ; peut-être nous apprécierez-vous de nouveau ?
  • Le jour anniversaire de la naissance notre enfant et celui de son décès sont très difficiles à vivre pour nous, de même que les autres fêtes et les vacances. Nous aimerions qu'en ces occasions vous puissiez nous dire que vous pensez aussi à notre enfant. Quand nous sommes tranquilles et réservés, sachez que souvent nous pensons à lui ; alors, ne vous efforcez pas de nous divertir.

Site : http://www.anjpv.asso.fr/textes.htm

Mieux vivre son deuil en ligne...Christophe Fauré, psychiatre, auteur de "Vivre le deuil au jour le jour" (Albin Michel) a conçu un site pour comprendre, pour partager, pour se laisser le temps de se re-construire...
Site : http://www.traverserledeuil.com


Les étapes d'un deuil

L'étape du choc (le déni)

• L'émotion est brutale, comme si on recevait un coup sur la tête.
• On vit une sorte d'engourdissement qui nous protège de la douleur.
• En général, le choc ne dure pas longtemps (de quelques minutes à quelques heures).
• Ce n'est pas le moment de prendre des décisions à long terme.
• Il est bon d'avoir la compagnie d'un(e) ami(e).
• Quand le choc disparaît, la douleur surgit.

L'étape de l'adaptation

• C'est l'étape la plus difficile et la plus exigeante. Le travail du deuil commence ici.
• C'est une période de désorganisation, d'intégration et d'adaptation.
• On traverse une turbulence d'émotions qui épuisent.
• Il est souhaitable d'aller au fond de sa peine.
• Il est préférable de ne pas prendre de tranquillisants, car ils peuvent bloquer les émotions.
• Essayer de se joindre à un groupe de soutien.
• On est plus vulnérable physiquement, il est bon de consulter un médecin pour prévenir les problèmes
  de santé.
• Boire plus d'eau (1/3 de plus que la soif le demande).
• Faire de l'exercice.
• Se reposer suffisamment.

L'étape créatrice

• La guérison s'annonce.
• C'est une période de reconstruction.
• L’équilibre émotif est encore fragile, mais le courage revient lentement.
• Les souvenirs font surface et provoquent tantôt des pleurs, tantôt des rires.
• Rendu à cette étape de votre deuil, on est en mesure de prendre du recul face à sa douleur :
  on peut être fier de soi et du chemin parcouru.
• C'est une étape d'identification et d'exploitation de ses ressources.
• Les forces déployées dans la traversée de votre deuil redonnent un sens à sa vie. C’est un nouveau
  départ.
• On réinvestit son énergie dans de nouveaux projets ou dans la poursuite de ce qui avait été mis de côté.
• On est en paix avec la personne décédée ; il nous est maintenant possible de la laisser partir.
• On ne l’oublie pas, bien au contraire. Un lien intense, profond et positif nous unit maintenant à elle.
• On s’ouvre à nouveau à la vie.


site http://www.lagentiane.org




Docteur Elisabeth Kübler-Ross


Personnalité unanimement reconnue comme une des plus influentes du 20ème siècle, le Docteur Elisabeth Kübler-Ross n’a laissé indifférent aucun de ceux qui l’ont lu, écouté ou connu. Elle a accompagné des malades en phase terminale pendant de nombreuses années.

Auteur du best seller « Les derniers instants de la vie » et de nombreux autres ouvrages traduits dans une trentaine de langues, elle est la figure de proue de la thanatologie moderne et de l’accompagnement des mourants.

Psychiatre, professeur de médecine du comportement, maintes fois Docteur Honoris Causa, citoyenne d’honneur d’une centaine de villes à travers le monde, adulée, chérie ou dénigrée, Elisabeth Kübler-Ross, indifférente aux honneurs comme aux critiques, n’a eu de cesse de plaider pour une humanité plus aimante, ouverte sur les autres et confiante en la vie, persuadée que par delà la mort, un destin l’attend.

Ses ouvrages ont permis à des milliers de personnes d'apprivoiser la mort et de vivre en paix.
Site : http://www.ekr.france.free.fr



Par Bleuette Maire - Publié dans : Le deuil...
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Dimanche 16 novembre 2008 7 16 /11 /2008 13:53

Vivre le deuil d'une personne qui s'est suicidée
(Réflexion du Père Jean du Mesnil*)


Plus encore que pour l'accompagnement d'autres deuils, accompagner le deuil d'une personne qui s'est suicidée demande d'être vigilant à ce que ressentent les survivants. Chaque situation est unique. Personnellement j'en distingue trois, en ordre croissant de violence :

- On savait cette personne dépressive et, avec elle, on avait pris conscience qu'il ne s'agissait ni de mauvaise volonté, ni de paresse, mais vraiment d'une maladie de son psychisme : elle était prise dans le "vertige de la mort". Après ce combat mené avec elle,  le deuil est presque vécu comme la fin d'une longue maladie.

- La personne s'est laissée glisser dans la rivière ou endormir par des médicaments. Elle ne trouvait pas de raisons d'aimer la vie et se sentait trop seule, même si beaucoup se préoccupaient d'elle. Son suicide semble vouloir dire :"Oubliez-moi..."
On n'a pas su lui faire comprendre qu'on tenait à elle.

- La mort violente par pendaison dans un lieu choisi semble faire reproche aux survivants :"Voilà ce que vous avez fait de moi !". Il faut alors recevoir ce message et le traduire en mots. Mais ce n'est pas parce qu'il est mort que le défunt avait raison. Il y a une part d'injustice dans son reproche.

Selon ces cas, on peut aider les survivants à dire ce qu'ils n'ont pas pu dire au défunt. Même s'ils n'entendent plus ses paroles, lui entend les leurs avec un coeur guéri. "Maintenant, là où tu es, tu vois bien que nous t'aimions !". Mais cela ne peut se faire que si on peut lui dire toute la colère que l'on ressent pour ce qu'il nous a fait.
Il faut aider aussi chacun des survivants à dire ce sentiment de honte et de culpabilité qui pèse sur la famille, à cause du jugement social. On peut chercher ensemble jusqu'où on va pouvoir dire ce qui s'est passé, trouver des mots justes. Car rien n'est plus traumatisant que les non-dits. Et puis, il faut aider à recevoir un pardon du défunt et à vivre une réconciliation avec Dieu.

Parce qu'ils gardent présentes à l'esprit des images du corps noyé ou pendu, les survivants, parfois, craignent une "contagion" de suicide. Il est bon alors de se raconter ce que le défunt a vécu de positif : sa vie ne se résume pas à ces dernières images. Enfin, le suicide est une protestation contre ce qu'il y a d'invivable dans ce monde. Nous avons à entendre ce cri et à nous mobiliser pour plus de justice, plus de bienveillance....La mort de quelqu'un est toujours un appel à la conversion. C'est cela qui permet de donner du sens à une mort insensée.



* Le père Jean du Mesnil, du diocèse de Séez, dans l'Orne, est habitué à accompagner des personnes endeuillées après un suicide.




Un très beau poème écrit par le Père André-Marie

  

Il croyait plus

Au « je veux » de la volonté

Qu’au « tu dois » du destin.

Alors, il décida volontairement

De se mettre en points de suspension

Et de se libérer du temps.

 

La vie avait, pour lui, décidé

Une autre façon d’exister.

Dans cette décision,

Personne d’autre

N’était mis en cause

Que lui-même et son mystère.

 

Ses désirs de vivre

S’amenuisèrent irrémédiablement

En besoin d’exister.
Sa souffrance intérieure

De subir la vie se muta

En envie de liberté infinie.

Ce n’était pas un geste final

Mais une porte ouverte

Sur le mystère de sa Vie.

Il prit donc un billet aller

Et se mit en partance.

Par Bleuette Maire - Publié dans : Le suicide...
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