Lundi 17 novembre 2008
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Que se passe-t-il après la mort
?
Est-ce que la vie se poursuit sous une autre forme ?
Où allons-nous et sommes-nous accompagnés dans ce grand voyage ?
La vie sur Terre est-elle différente de la vie dans l’Au-delà ?
La mort est-elle synonyme de tristesse, vide ou fin ou après sa traversée serait-elle plutôt : joie, plénitude et continuité ?
Que de questions....
Le texte qui suit correspond à la pensée du mouvement
Jonathan Pierres Vivantes :
Supplique à notre famille, à nos
amis
1 an, 2 ans, 5 ans, 10 ans, 20 ans même nous séparent du départ de notre enfant et nous, parents en deuil, avons
besoin des autres.
Bien que nous ne soyons pas faciles à vivre, nous aimerions rencontrer de la compréhension dans notre entourage ; nous avons besoin de soutien.
Voici, tirés de la lettre des Amis Compatissants du Québec, quelques-uns de nos souhaits :
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Nous aimerions que vous n'ayez pas de réserve à prononcer le nom de notre enfant mort, à nous parler de
lui. Il a vécu, il est important encore pour nous ; nous avons besoin d'entendre son nom et de parler de lui ; alors, ne détournez pas la conversation. Cela nous serait doux, cela
nous ferait sentir sa mystérieuse présence.
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Si nous sommes émus, que les larmes nous inondent le visage quand vous évoquez son souvenir, soyez sûr que ce n'est
pas parce que vous nous avez blessés. C'est sa mort qui nous fait pleurer, il nous manque ! Merci à vous de nous avoir permis de pleurer, car, chaque fois, notre cœur guérit
un peu plus.
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Nous aimerions que vous n'essayiez pas d'oublier notre enfant, d'en effacer le souvenir chez vous en éliminant sa
photo, ses dessins et autres cadeaux qu'il vous a faits. Pour nous ce serait le faire mourir une seconde fois.
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Être parent en deuil n'est pas contagieux ; ne vous éloignez pas de nous.
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Nous aimerions que vous sachiez que la perte d'un enfant est différente de toutes les autres pertes ;
c'est la pire des tragédies. Ne la comparez pas à la perte d'un parent, d'un conjoint ou d'un animal.
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Ne comptez pas que dans un an nous serons guéris ; nous ne serons jamais, ni ex-mère, ni ex-père de
notre enfant décédé, ni guéri. Nous apprendrons à survivre à sa mort et à revivre malgré ou avec son absence.
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Nous aurons des hauts et des bas. Ne croyez pas trop vite que notre deuil est fini ou au contraire
que nous avons besoin de soins psychiatriques.
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Ne nous proposez ni médicaments ni alcool ; ce ne sont que des béquilles temporaires. Le seul moyen de
traverser un deuil, c'est de le vivre. Il faut accepter de souffrir avant de guérir.
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Nous espérons que vous admettrez nos réactions physiques dans le deuil. Peut-être allons-nous prendre
ou perdre un peu de poids, dormir comme une marmotte ou devenir insomniaques. Le deuil rend vulnérable, sujet aux maladies et aux accidents.
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Sachez, aussi, que tout ce que nous faisons et que vous trouvez un peu fou est tout à fait normal pendant un deuil ;
la dépression, la colère, la culpabilité, la frustration, le désespoir et la remise en question des croyances et des valeurs fondamentales sont des étapes du deuil d'un enfant.
Essayez de nous accepter dans l'état où nous sommes momentanément sans vous froisser.
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Il est normal que la mort d'un enfant remette en question nos valeurs et nos
croyances. Laisse-nous remettre notre religion en question et retrouver une nouvelle harmonie avec
celle-ci sans nous culpabiliser.
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Nous aimerions que vous compreniez que le deuil transforme une personne. Nous ne serons plus celle ou
celui que noue étions avant la mort de notre enfant et nous ne le serons plus jamais. Si vous attendez que nous revenions comme avant vous serez toujours frustré. Nous devenons des personnes
nouvelles avec de nouvelles valeurs, de nouveaux rêves, de nouvelles aspirations et de nouvelles croyances. Nous vous en prions, efforcez-vous de refaire connaissance avec nous ; peut-être
nous apprécierez-vous de nouveau ?
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Le jour anniversaire de la naissance notre enfant et celui de son décès sont très difficiles à vivre pour nous, de
même que les autres fêtes et les vacances. Nous aimerions qu'en ces occasions vous puissiez nous dire que vous pensez aussi à notre enfant. Quand nous sommes tranquilles et
réservés, sachez que souvent nous pensons à lui ; alors, ne vous efforcez pas de nous divertir.
Site : http://www.anjpv.asso.fr/textes.htm
Mieux vivre son deuil en ligne...Christophe Fauré, psychiatre, auteur de "Vivre le deuil au jour le jour"
(Albin Michel) a conçu un site pour comprendre, pour partager, pour se laisser le temps de se re-construire...
Site : http://www.traverserledeuil.com
Les étapes d'un deuil
L'étape du choc (le déni)
• L'émotion est brutale, comme si on recevait un coup sur la tête.
• On vit une sorte d'engourdissement qui nous protège de la douleur.
• En général, le choc ne dure pas longtemps (de quelques minutes à quelques heures).
• Ce n'est pas le moment de prendre des décisions à long terme.
• Il est bon d'avoir la compagnie d'un(e) ami(e).
• Quand le choc disparaît, la douleur surgit.
L'étape de l'adaptation
• C'est l'étape la plus difficile et la plus exigeante. Le travail du deuil commence ici.
• C'est une période de désorganisation, d'intégration et d'adaptation.
• On traverse une turbulence d'émotions qui épuisent.
• Il est souhaitable d'aller au fond de sa peine.
• Il est préférable de ne pas prendre de tranquillisants, car ils peuvent bloquer les émotions.
• Essayer de se joindre à un groupe de soutien.
• On est plus vulnérable physiquement, il est bon de consulter un médecin pour prévenir les problèmes
de santé.
• Boire plus d'eau (1/3 de plus que la soif le demande).
• Faire de l'exercice.
• Se reposer suffisamment.
L'étape créatrice
• La guérison s'annonce.
• C'est une période de reconstruction.
• L’équilibre émotif est encore fragile, mais le courage revient lentement.
• Les souvenirs font surface et provoquent tantôt des pleurs, tantôt des rires.
• Rendu à cette étape de votre deuil, on est en mesure de prendre du recul face à sa douleur :
on peut être fier de soi et du chemin parcouru.
• C'est une étape d'identification et d'exploitation de ses ressources.
• Les forces déployées dans la traversée de votre deuil redonnent un sens à sa vie. C’est un nouveau
départ.
• On réinvestit son énergie dans de nouveaux projets ou dans la poursuite de ce qui avait été mis de côté.
• On est en paix avec la personne décédée ; il nous est maintenant possible de la laisser partir.
• On ne l’oublie pas, bien au contraire. Un lien intense, profond et positif nous unit maintenant à elle.
• On s’ouvre à nouveau à la vie.
site http://www.lagentiane.org
Docteur Elisabeth Kübler-Ross
Personnalité unanimement reconnue comme une des plus influentes du 20ème siècle, le Docteur
Elisabeth Kübler-Ross n’a laissé indifférent aucun de ceux qui l’ont lu, écouté ou connu. Elle a accompagné des malades en phase terminale pendant de nombreuses années.
Auteur du best seller « Les derniers instants de la vie » et de nombreux autres ouvrages traduits
dans une trentaine de langues, elle est la figure de proue de la thanatologie moderne et de l’accompagnement des mourants.
Psychiatre, professeur de médecine du comportement, maintes fois Docteur Honoris Causa, citoyenne d’honneur
d’une centaine de villes à travers le monde, adulée, chérie ou dénigrée, Elisabeth Kübler-Ross, indifférente aux honneurs comme aux critiques, n’a eu de cesse de plaider pour une humanité plus
aimante, ouverte sur les autres et confiante en la vie, persuadée que par delà la mort, un destin l’attend.
Ses ouvrages ont permis à des milliers de personnes d'apprivoiser la mort et de vivre en paix.
Site : http://www.ekr.france.free.fr
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